Hello tout le monde !

Je vous propose d'ouvrir une parenthèse sans lunettes roses, sans idéalisation, sans poésie, sans cristalisation.  Avec un peu de hauteur ou de recul, selon l'angle que vous préférez.

Voici donc la question pour laquelle je serai ravie de lire vos partages :

Y a-t-il une part de vous que le BDSM n'a pas réussi à atteindre ?

Bon, si je commence le tour de table, je dirais que j'ai toujours cru que sur ce plan là, une frontière sans porosité possible entre mes kinks BDSM et mon intimité cérébrale et émotionnelle serait éternelle : la maternité.

Et pourtant... Le fait de pratiquer m'a poussée dès le départ à redéfinir clairement ce que j'estimais importants comme compbats en terme de féminisme, de lutte contre les reliquats du patriarcats, je les ai affinés, d'une certaine façon, et le fait d'avoir des rejetonnes n'y est pas étranger.

Il y a aussi le fait que cela m'a poussée à avoir un regard non pas plus bienveillant, mais plus pédagogue sur les questions d'identités sexuelles, d'orientations, que mes rejetonnes peuvent avoir, parce qu'elles grandissent, et qu'elles voient tout un tas de choses sur leurs smartphones. Alors je suis un poil plus rassurée de pouvoir leur servir de "wikipédia" maternel", je vous avoue.

Et vous? Y a-t-il une partie de vous qui n'a pas changé avec votre univers BDSM?

 

Thèmes: bdsm, identité
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nep
#1
Je m'abonne en espérant que les commentaires seront nombreux, mais ai peu à dire faute d'avoir pratiqué.
Il m'est difficile de distinguer entre l'effet d'un imaginaire BDSM et l'effet des causes ayant fait naître cet imaginaire. Je dirais que toute mon affectivité a été déviée fortement par l'un ou par les autres. La partie non altérée est la rationalité froide.
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Gémaux
#2
Bonjour et bonsoir .
je ne me sent pas tout à fait légitime à répondre à ce post car je n avais que sommairement pratiqué et entrer dans l univers bdsm avant d etre en couple comme on le dit vanille....

recherche d identité , compréhension , découverte , échange sincère et desirs d aller aux bout de certains fantasmes on fait que je me suis inscrit ici .

la parentalité , comme vous le dites , je pense est souvent une chose qui ne bouge pas .....

de mon point de vue , j aurai tendance à voir les choses de façon inverse  , dans le sens ou le bdsm et/ou D/s serait justement une façon de mieux s affirmer et se comprendre réelement sous beaucoup d aspect de soi meme , comme une sorte d accomplissement d une petite ou grande partie de nous meme .

dépasser certaines de nos limites , lacher prise ,mettre les jugements hatifs de cotés ,etre à l ecoute de soi et de l autre maitrise , et PRUDENCE 
donc , en prenant du recul , et de mon humble point de vue , le bdsm et D/s BIEN vécu vont de paires avec ce que nous sommes et on plus pour vocation d une certaine façon de nous révéler qu à nous changer .

dans ma façon de voir les choses , je me suis dit à un moment donné , que j ai été capable dans le passé de donner quasi "honteusement" de moi meme à une domina juste pour des plaisirs et par plaisir de donner de moi , alors pourquoi je ne reproduirai pas cette attitude de "dévotion" au sein de mon foyer bien entendu en respectant les limites et réel besoin de ma conjointe..
c est avec mon ex compagne que je m étais retrouvé à tenter d etre son "dominant"....pour la satisfaire , et là encore j avais du etre à l ecoute ,rester ferme , faire preuve de sang froid....et autres .bref prendre conscience qu etre dominant , ça ne s improvise pas !

autrement dit , de me servir des bons cotés et des belles valeurs  que peut avoir cette univers pour l exprimer au sein de mon couple et aujourd hui de mon foyer.

bien sure , je reconnais que je suis bien trop idéaliste dans mes propos et que ce n est qu une sorte de ligne de conduite que j essaye de tenir.
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#3
Bonsoir,

Je ne sais pas si ma réponse vous conviendra car j'ai l'impression que le titre du fil ne me parle pas forcément de la même manière qu'aux billets déjà partagés.

Le BDSM a toujours vibré en moi, depuis tout jeune. Premiers émois, premières envies et premières tendances avant d'apprendre à lire, même si je n'ai fait de lien avec la sexualisation qu'à la veille de la puberté… Donc oui, un lien avec le soi profond, certainement.

D'autre part, j'ai remarqué ce que j'appelle ma "théorie des cordes" : de nombreuses choses me font vibrer et m'attirent en D/s qui me touchent aussi dans la vie courante, positivement (parfois) ou négativement (souvent). Par exemple, l'absurdité, l'injustice flagrante, l'exigence de réaliser une tâche impossible… sont autant de circonstances qui me font exploser en vol dans la "vraie vie" et me font pourtant fondre dans un rapport D/s. Et j'ajouterai que je n'attache pas vraiment d'importance à mon peu d'expérience, l'essentiel me suffit de constater cette vibration dans mon âme.

En revanche, personnellement, je n'ai jamais fait de rapport entre mon inclination soumise et des théorisations de rapports sociaux telles que le féminisme ou la représentation d'un patriarcat. Je ne suis ni gynarchiste ni féministe. De même concernant les inclinations sexuelles : je n'ai jamais fait de lien avec le BDSM. Donc aucune influence de mon D/s sur ces sujets.

Pour résumer avec l'aspect dynamique de votre question : mon BDSM a sans aucun doute toujours été intimement lié à mon moi profond. J'ai dû apprendre à l'accepter, à le concilier avec d'autes parties de moi-même. Mais je dirais que chacune de ces facettes a su trouver sa place, en respectant les autres et sans qu'aucune ne change vraiment.
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Intime Photographie
#4
J'ai du mal à me mettre dans l'état d'esprit de répondre honnêtement, car l'introduction est prometteuse : "sans lunettes roses, sans idéalisation, sans poésie, sans cristalisation" Sauf que plus loin, je retrouve du vocabulaire militant et idéologique progressiste.
Sauf que ces deux domaines écrasent d'une part la réalité objective, vécue par les parents, et scientifique. J'ai donc peur, en répondant, qu'on arrive dans des échanges de croyances, qui dépassent les bonnes volontés initiales.
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Eris REINEetPutain 佩玲
#5
J'ai du mal à me mettre dans l'état d'esprit de répondre honnêtement, car l'introduction est prometteuse : "sans lunettes roses, sans idéalisation, sans poésie, sans cristalisation" Sauf que plus loin, je retrouve du vocabulaire militant et idéologique progressiste. Sauf que ces deux domaines écrasent d'une part la réalité objective, vécue par les parents, et scientifique. J'ai donc peur, en répondant, qu'on arrive dans des échanges de croyances, qui dépassent les bonnes volontés initiales.
 
Considérez que c'est surtout de la curiosité au dela de l'échange. Du partage pur : mon point de vue n'engage sue moi et ne s'impose pas à vous.
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sylvie35
#6
De mon côté cela n'a rien changé à mon "moi" profond, mais j'ai eu la chance de rencontrer un homme avec lequel je me sens vraiment en phase, qui m'a fait prendre confiance en moi et oser extérioriser un peu plus ce que je gardais pour moi. Dans le fond, je suis restée la même: caractère, convictions, vision du monde, centres d'intérêt, manière de fonctionner, ... Fondamentalement rien n'a changé (enfin, tel que je le ressens - c'est toujours difficile de s'analyser soi-même), c'est seulement la cape d'invisibilité qui a été soulevée. 
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Kawa
#7
@Intime Photographie
Bien sûr que vous retrouvez ce vocabulaire là, et surement parce que c'est une partie d'elle. Tout comme il va y avoir d'autres vocabulaire ou vision qui n'aurons rien à voir. Et c'est normal quand on parle de soit. Faut pas se prendre la tête à comparer, à chercher, à ... quoique ce soit, enfin pas d'en débattre en tout cas ! L'idée c'est justement d'avoir d'autres monde,  parfois des choses qui nous sembles évidentes sous les yeux alors que pas du tout. Ou au contraire des choses auxquels ont a jamais été confronté ou jamais pu imaginer et ça c'est chouette ^o^
Enfin c'est comme ça que je le vois en tout cas ^^

Du coup moi j'ai pas du tout ce rapport là au BDSM. Il m'a même fallut relire plusieurs fois j'étais pas sûr de vraiment comprendre l'idée derrière ^^". Et même après la rédaction de ce message, je suis même pas sûr d'avoir compris ahah.

J'ai une construction différente (je me sent obliger de préciser que ça n'a aucun rapport avec un quelconque traumatisme à proprement parler). Je n'ai pas de notion de transgression et de porosité à travers le BDSM. J'ai une vision du monde très ouvert, ça a plus ou moins accompagné mes débuts et la découverte de ma sexualité. Au final j'ai toujours trouvé ça "normal", peu importe le kink ou l'obscession, j'arrive à entendre qu'il y a des raisons derrière. Et du coup moi justement tout l'univers BDSM me permet d'explorer les parties que je veux explorer, de pouvoir être moi et surtout le vivre comme je voudrais le vivre. Peut être même comme j'en ai besoin pour être épanoui tout simplement.
Je me sers des choses qui sont déjà là et je les exprimes, les cadres, etc. Dans un endroit où c'est fait pour, pour vivre justement ce côté transgressif déjà présent sainement en quelque sortes. 
Dernière modification le 08/10/2026 14:15:11 par Kawa.
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Eris REINEetPutain 佩玲
#8
Là où Kawa a raison c'est que ce langage fzit partie de mon avancement.
Mes origines, mes cultures et l'éducation que j'ai reçue ne donnent aucune place à la femme en tant qu'individualité. Et le sexe, la sexualité etant tabous, j'ai dû TOUT réapprendre. Ce vocabulzire militant, idéologiquz et progressiste est peut être anachronique pour vous, et je le conçoit....
Pour moi, c'est un étzpe sui n'a pas été fzcile à atteindre.
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Carl
#9
Ce que vous venez de dire, elle aurait pu l'écrire, Éris. D'ailleurs, je crois que c'est moi qui l'ai dévergondée...   Entre nous, les choses ne sont pas dites, enfin, comment expliquer ? Les choses ne sont pas clairement définies, pas de vous, pas de règles, une relation vanille, mais elle est la seule personne que j'écoute. Je suis apaisé, et même si nos vies sont difficiles, je me sens vivant. Elle a cette façon de me réveiller quand je pars en vrille.   La seule chose qui ne changera pas, c'est la noirceur que j'ai au fond de moi. Elle le sait, et de toute façon, arrivé à un moment, on ne peut plus rien cacher. Pas besoin de chercher de coups, puisque je me les mets tout seul : colère, manque d'estime de moi, sans compter les leçons de la vie, faire confiance à des couleuvres, etc.   Donc, à vrai dire, je me bats contre moi-même et elle est à côté de moi.   (J'ai dû répondre encore à côté de la plaque, rire.)
Dernière modification le 08/10/2026 19:47:40 par Carl.
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